Archive for: juin, 2005

Des commerçants d’Hénouville

Juin 13 2005 Published by under Pages d'enfants, Patrimoine

Groupes de travail
Interventions: M. Pelfrene, Mme Ernult, M Laillier.
Collecte d’informations: cm1 cm2
Rédaction: Adeline R., Léa P.,puis Robin Vai., Camille H.

Le café Hue

Ce café était habité par les grands-parents de madame ERNULT qui habite toujours à Hénouville. La petite fille sur la photo est devenue madame ERNULT qui a répondu à nos questions. La maison existe toujours rue de Béthléem. On ne sait même pas quand ce café a ouvert : parce qu’ il a ouvert il y a très longtemps. Il a fermé en 1944. Le grand-père de madame ERNULT trouvait son stock à Rouen.

Café Hue

Le café Bourguignon

Café Bourguignon

Par rapport à celui de monsieur PELFRENE, ce café était séparé de l’épicerie. Mme Ernult trouve que ce travail était trop dur pour le choisir, et à notre époque , il n’ y aurait plus beaucoup de clients. Dans le temps il n’ y avait pas beaucoup de travail , alors on était bien obligé d’accepter de faire tout ça.

Le café de la Grande Rue (café du Coing)

C’était le dernier café d’Hénouville sous le nom de Café du Coing. Il est habité en ce moment par M et Mme Lassire. Auparavant ce café appartenait à leur fille Mme Brigitte Bly (cf correction de Mme Brigitte Lassire). Auparavant encore il était habité par M et Mme Duhamel. Après la guerre de 39/45 le propriétaire était M Henri Le Fol (qui était fossoyeur* et garde–champêtre* d ’Hénouville). Il fut remplacé par M et Mme Sageot.

*Fossoyeur : c’est un homme qui creuse des tombes dans le cimetière.
*Garde-Champêtre : c’est un homme qui fait respecter la loi dans les villages.

Café de la Grande Rue

Sur la photo on voit M. et Mme PELFRENE, et leur fils Eugène (correction de M. VAUCLIN). M. René PELFRENE a créé le Ranch du Monastère et a été conseiller municipal. C’est M. René PELFRENE qui a accepté de répondre à nos questions pour ce dossier.

Ce café a été ouvert vers 1900 et était habité par M et Mme PELFRENE. Monsieur PELFRENE était charron, coiffeur, herbager (éleveur) et tenait le café et une épicerie, il se levait à 5h00 et se couchait à 22h00. Il travaillait aussi le dimanche car il y avait beaucoup de monde dans le café. Les gens jouaient par exemple aux dominos. Les vacances n’existaient pas, il a fallu attendre 1936 pour connaître une semaine de vacances. Pour l’aider dans ses métiers, M. PELFRENE avait 2 ou 3 ouvriers.

Dans l’épicerie, M et Mme PELFRENE vendaient des harengs frais, du poisson, des atignoles, du cidre, du pain. Le pain à cette époque pesait 3 Kg.

M PELFRENE coupait les cheveux des hommes et des enfants. Il leur faisait « la boule à zéro ». Tous les matins il y avait des clients pour la coiffure, et parfois jusqu’à midi et même après.

Beaucoup d’ouvriers qui travaillaient derrière l’église à ramasser des cailloux dans les carrières venaient très tôt dans son café. Après les ouvriers allaient à l’ épicerie pour y acheter des vêtements et des casses- croûtes. A l’époque on faisait beaucoup de métiers pour gagner sa vie.

On ne refusait jamais un travail demandé. Une fois par an, M PELFRENE passait chez les clients pour les factures de l’année passée pour le travail de charron. Toutes les fermes avaient des charettes.

Les six cafés d’Hénouville ne se disputaient pas entre eux, M PELFRENE, par exemple, ouvrait son café avant les autres, chacun avait ses clients.

Nous avons rencontré en Juin 2005 monsieur Hautdecoeur. Il possédait ce café de 1947 à 1968. Il était aussi maréchal ferrant, épicier, coiffeur, charron. Il nous a expliqué que sur la photo on voit de fausses fenêtres : la deuxième et la sixième en partant de la gauche. Ce monsieur habite maintenant pas très loin du café. C’est un autre monsieur qui habite le café de la Grande Rue et nous l’avons aussi rencontré.


Les élèves présentent l’histoire d’Hénouville au cours d’une exposition.

Les élèves présentent l’histoire d’Hénouville au cours d’une exposition.

12 responses so far